Fondation MBÛRÜ
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Projet fondateur · A WALI A MAÏ

Autonomisation économique des femmes rurales

Saponification, groupements et épargne communautaire, à Mbaïki.

Territoire · Mbaïki, Lobaye — 5e arrondissement

100

femmes formées à la saponification

Organisées en 5 groupements dotés d'une AVEC

5

groupements villageois autonomes

Chacun doté d'un kit de production et d'une caisse d'épargne

≈215

femmes mobilisées au lancement

Lancement public de SARA SAVON, Mbaïki, 26 octobre 2024

Contexte et besoin

Actrices centrales de la production agricole et de l'économie du soin, les femmes rurales centrafricaines demeurent largement privées de revenu monétaire propre et d'accès au capital. Dans un pays où la pauvreté extrême frappe 78,3 % de la population rurale, leur autonomisation relève moins de l'assistance que de l'investissement. À Mbaïki, des missions de terrain ont identifié, avec les femmes elles-mêmes, la saponification comme activité peu capitalistique à débouché immédiat.

Ce que nous avons fait

Démarrage dans le 5e arrondissement de Mbaïki. Mission auprès des autorités puis lancement public le 26 octobre 2024 (≈215 femmes, maire, sous-préfet, ministère du Genre, MINUSCA). Formation en cascade : 25 formatrices formées, qui ont à leur tour formé 75 autres femmes — 100 femmes au total. Cinq groupements constitués, dotés chacun d'un kit de production et d'une Association villageoise d'épargne et de crédit (AVEC).

Résultats observés

Cent femmes formées et accompagnées ; cinq groupements autonomes opérationnels, chacun doté d'un outil de production et d'une caisse d'épargne gérée collectivement. L'effet le plus significatif tient au mécanisme d'épargne, qui ouvre à des femmes largement privées de revenu monétaire un premier accès à l'épargne et au crédit, et ancre l'activité dans la durée.

Ce que nous avons appris

L'éloignement de la Lobaye et l'absence de financement externe ont circonscrit le déploiement au seul 5e arrondissement. Deux choix sont validés : la formation en cascade, levier de démultiplication sobre et efficace ; les AVEC, véritable clé de la durabilité, davantage que la dotation matérielle. Question ouverte : la viabilité économique des groupements (approvisionnement, marché, qualité) reste à consolider.

Perspectives

Étendre SARA SAVON aux quatre arrondissements restants de Mbaïki pour atteindre 500 femmes, outiller le suivi économique des groupements existants, puis ouvrir le programme A WALI A MAÏ à d'autres activités génératrices de revenus au-delà de la saponification.

Voix du terrain

« Avant, je ne savais pas fabriquer le savon. On m'a formée, puis j'ai formé d'autres femmes de mon village. Voir ce que mes mains produisent, et pouvoir le vendre, ça change la façon dont je me regarde. »
UF

Une formatrice

SARA SAVON, Mbaïki

Témoignage à recueillir et valider

« Ce qui a changé pour moi, c'est l'épargne. Chaque fin de mois, nous cotisons ensemble. La première fois que j'ai pu emprunter à la caisse pour racheter de l'huile de palme, j'ai compris que je n'étais plus seule. »
UM

Une membre d'un groupement

Sur l'AVEC, Mbaïki

Témoignage à recueillir et valider